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Général -
Publié le Samedi 2 mai 2009 à 21 h 40 min -
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Qui pour sauver le livre électronique ?
Fantasme de geek récurrent, le livre électronique n’en peine pas moins à pénétrer le secteur du grand public. À chaque nouvelle annonce une once d’espérance renaît, mais pourtant rien ne bouge réellement. Quelles conclusions en tirer sur l’avenir des livres électroniques ?
Des solutions qui se multiplient
Plus les années passent et plus l’engouement autour du livre électronique semble atteindre le grand public. Les solutions prolifèrent chez les fabricants les plus populaires comme Sony et Amazon ou les plus petits comme iRex Technologies et Bookeen.
Depuis la sortie de son Kindle fin 2007 (et de son successeur il y a quelques mois), Amazon est sur le pied de guerre et semble déterminer à s’emparer du marché. Après avoir racheter Audible (leader de la vente de livre audio en ligne), d’avoir proposé sa propre application permettant de lire les livres destinés au Kindle sur iPhone ou iPod Touch, Amazon s’est offert Stanza, leader de la plate-forme pommée.
Mais cet investissement est-il réellement bénéfique ? L’entreprise a probablement investi des millions de dollars dans le développement du Kindle, mais l’ouverture récente plate-formes concurrentes prouve que la stratégie mise en place par Jeff Bezos, fondateur et actuel PDG, est entrain de changer.
Amazon tend à devenir un fournisseur de contenu plutôt que de vouloir dominer le marché avec sa plate-forme propriétaire. Est-ce là un aveu de faiblesse devant la complexité de la tâche ou l’envie de s’emparer du gros morceau avant que quelqu’un d’autre ne s’en charge ?
Des imperfections technologiques persistantes
Commençons tout d’abord par analyser les principaux appareils disponibles sur le marché. Ces lecteurs sont typiquement chers, d’une qualité de fabrication moyenne et dont l’expérience utilisateur laisse à désirer.
Si l’on ne devait retenir qu’une chose, c’est à quel point ils se ressemblent dans la médiocrité. Le problème vient peut-être de la technologie utilisée, la fameuse encre électronique (« E Ink »). Certes, l’encre électronique permet d’obtenir une consommation d’énergie très faible et un confort pour les yeux non négligeable mais son champ d’utilisation est extrêmement réduit.
Quand la tendance est aux appareils tout en un, comment une telle technologie peut-elle espérer s’imposer ?
Au bénéfice des consommateurs ?
Le deuxième obstacle majeur à la croissance de ce marché est bien entendu les fournisseurs de contenus. Amazon propose des tarifs réduits pour ses livres destinés au Kindle, mais les prix sont parfois encore au dessus de ce que l’on pourrait espérer.
Le Kindle n’étant disponible uniquement aux États-Unis, il faut donc se rabattre sur les fournisseurs locaux. Malheureusement pour nous, la situation en France est catastrophique. Numilog, leader du secteur et partenaire de la FNAC, propose des tarifs exorbitants quasiment équivalents aux versions papier sans pour autant que les auteurs voient leurs revenus augmenter. Pire encore, la FNAC a récemment commercialisé en exclusivité le Sony Reader PRS-505 pour 299€, soit presque 100€ de plus qu’outre-Atlantique.
Qui pour sauver le livre électronique ?
Comment justifier de telles pratiques ? Le livre électronique est à la dérive et a besoin d’un sauveur car son futur est incertain.
Fort heureusement, la clé de la réussite n’est peut-être pas si loin. Si de nos jours une entreprise à les moyens de changer les choses, il s’agit bien d’Apple. Devant le succès de sa plate-forme mobile, du savoir faire qu’on lui connaît et de l’attrait pour l’iTunes Store, l’entreprise à toutes les cartes en main pour changer la donne.
Si Apple parvient à faire un partenariat avec Amazon et les différents éditeurs à l’étranger (ce qui risque de s’avérer très difficile) et qu’un appareil plus adapté à la lecture de livres qu’un iPhone fait son apparition (je pense à la supposée Mac Tablet), le pari sera presque gagné.
Connaissant la firme, cette solution n’arrangera tous les consommateurs sur la question du prix, mais poussera définitivement le livre électronique vers le droit chemin.








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Tu l’as souligné, en l’état, une technologie qui leur est propre et trop chère, qui s’ajoute en France à d’éventuels surcoûts de revendeurs freinent leur démocratisation.
A l’heure où les téléphones portables à interface tactile se démocratisent, les écrans s’élargissent on assiste peut être à une évolution de l’expérience utilisateur qui les rapproche des e-books.
Et c’est la que je m’inscris en porte à faux avec la fin de ton article, je pense que Apple avec son iPhone va davantage tuer le livre électronique que l’améliorer, des applications iPhone permettent déjà d’importer des BD au format iPhone,
http://www.top-logiciel.net/news-article.storyid-2994.htm
il n’y a alors plus qu’un pas à franchir pour mettre sur son mobile des livres et tout ce qui existe en support papier.
Merci pour ton commentaire Max. J’ai plusieurs remarques à faire cependant.
Je ne pense pas que les téléphones mobiles soient le futur certain pour les livres électroniques. Il est vrai que tout tend à se réunir vers ces appareils mais je doute qu’avec un écran qui doit forcément tenir dans la poche, il soit possible de recréer la meilleure expérience de lecture.
Il est aussi vrai que se balader avec un appareil en plus est encombrant, surtout si il ne fait pas grand chose. Mais la démocratisation des netbooks tend à prouver que les consommateurs sont prêt à s’accaparer d’un tel surplus. C’est pourquoi je crois en un « netbook » à la sauce Apple utilisant le système d’exploitation actuel de l’iPhone pour sauver la mise.
Reste à franchir d’autres barrières comme l’avis de Steve Jobs concernant tous « ces gens qui ne lisent plus de nos jours ». J’ai envie de croire que les livres électroniques vont redonner envie de lire aux nouvelles générations.
Je crois bien que le livre électronique (j’entends tel qu’il nous est présenté aujourd’hui, c’est-à-dire qui ne fait quasiment que ça) va mourir à peine arrivé sur le marché ! Mauvais timing : les développeurs ont trop tardé pour les lancer, ce produit avait de l’avenir… il y a 5 ans, plus maintenant !
La faute aux tablettes, qui vont envahir le marché en 2010 et reléguer ces e-readers au rang de dinosaures de la technologie mobile : usage trop limité ! Les tablettes offriront bien plus de fonctions, pour un encombrement identique.